LOT 101

CPE
1898 - 1992
Canadien

Speedway
linogravure en 4 couleurs, 1934
signé, titré et édition 50/60
12 7/8 x 9 1/4 po, 32.7 x 23.5 cm

Estimation : 70 000 $ - 90 000 $ CAD

Vendu pour : 133 250 $

Exposition à : Heffel Toronto – 13 avenue Hazelton

PROVENANCE
Collection de l’artiste
Collection privée, Victoria, 1981
Victoria Foundation, Victoria, par don

BIBLIOGRAPHIE
Susan Mertens, « Sybil’s Great Splash with Art », Vancouver Sun, 16 janvier 1982, première page de la section Divertissement, non paginée
Peter White, Sybil Andrews, Glenbow Museum, 1982, reproduit page 37, pleine page en couleur, et page 57
Stephen Coppel, Linocuts of the Machine Age, 1995, page 114, reproduite en page couverture et page 114
Clifford S. Ackley, éditeur, Rhythms of Modern Life: British Prints, 1914 – 1939, Museum of Fine Arts, Boston, 2008, reproduit page 81, une image détaillée reproduite page 188 et les quatre blocs de linoléum pour Speedway reproduits page 193
Hana Leaper, Sybil Andrews Linocuts: A Complete Catalogue, Osborne Samuel Gallery, 2015, reproduit page 76
Janet Nicol, On the Curve: The Life and Art of Sybil Andrews, 2019, reproduit page 48

EXPOSITION
Glenbow Museum, Calgary, Sybil Andrews, 1982, même image, catalogue #29
Museum of Fine Arts, Boston, Rhythms of Modern Life: British Prints, 1914 – 1939, 3 janvier – 1er juin 2008, en tournée en 2008 au Metropolitan Museum of Art, New York, même image, catalogue #30, et les quatre blocs de linoléum pour Speedway, dans la collection du Glenbow Museum, catalogue #14-107
Glenbow Museum, Calgary, Sybil Andrews: Art and Life, 19 octobre 2019 – 12 janvier 2020, même image


Née à Bury St. Edmunds, en Angleterre, Sybil Andrews a réalisé des dessins, des aquarelles, des monotypes et des peintures à l’huile, mais ce sont ses linogravures qui l’ont rendue célèbre et lui ont valu une renommée internationale. Speedway est considérée comme l’une de ses meilleures linogravures.

Pendant la Première Guerre mondiale, Andrews travaille à la fabrication de pièces d’avion à Coventry. Après le conflit, elle retourne dans sa ville natale, où elle rencontre l’architecte Cyril Power. En 1922, à l’âge de 24 ans, Sybil Andrews se rend à Londres avec Power (qui a presque 50 ans) pour étudier l’art à la Heatherley School of Fine Art. Trois ans plus tard, Power et Andrews sont engagés par Ian Macnab à la Grosvenor School of Modern Art qu’il vient de fonder. Andrews devient la secrétaire de l’école.

En 1926, alors qu’ils travaillent toujours à l’école Grosvenor, Andrews et Power rencontrent Claude Flight, qui leur apprend à imprimer à partir de plaques de linoléum qu’ils gravent (une technique nouvelle à l’époque). Dans un article de 1982, Sybil Andrews déclare : « Il n’y avait pas de méthode reconnue pour graver le linoléum, alors nous faisions tous des expériences. Nous ne savions pas quels effets nous allions obtenir avant d’imprimer. Comme vous pouvez vous imaginer, beaucoup de plaques ont fini à la poubelle. »

De 1930 à juillet 1938, Andrews et Power partagent un petit atelier au 2 Brook Green dans le quartier Hammersmith à Londres. Ce partenariat officieux donne naissance à un corpus d’œuvres extraordinaires, qui comptent parmi les plus belles gravures des années 1930, dans lesquelles ils développent une esthétique commune. C’est une période de changement généralisé, où apparaissent de nouveaux matériaux, tel le linoléum; une période où l’art, le design industriel, l’architecture et la mode sont profondément transformés. Andrews privilégiait les thèmes du dynamisme de l’ère des machines et le mouvement de la figure humaine au travail ou au sport. Andrews crée un ensemble incroyablement cohérent de 76 linogravures, généralement exécutées en utilisant seulement quatre plaques de linoléum. De ce nombre, 43 ont été réalisées entre 1929 et 1939 – une période considérée comme sa meilleure – alors qu’elle partageait l’atelier avec Power. On vante les linogravures d’Andrews en disant qu’elles surpassent celles de son professeur, Claude Flight. D’ailleurs, beaucoup considèrent qu’elle est la plus douée des artistes de l’école Grosvenor.

Speedway est la linogravure la plus importante et la plus recherchée d’Andrews. C’est ce qui explique qu’elle a été choisie parmi toutes les œuvres des sept artistes de l’école Grosvenor pour illustrer la couverture du catalogue raisonné Linocuts of the Machine Age de Stephen Coppel. Sybil Andrews a réalisé Speedway, illustrant le dynamisme et la vitesse des véhicules motorisés qui fascinaient le monde moderne, alors qu’elle travaillait encore dans l’atelier de Brook Green à Londres. Selon Coppel : « Cette œuvre représentant une course de motos a été conçue à l’origine comme une commande d’affiche pour le London Passenger Transport Board dans les années 1930, mais aucune affiche n’a jamais été réalisée. »

Nous avons ici une très belle impression sur papier vergé oriental couleur crème.

La commission du vendeur sur cette œuvre sera versée à la Victoria Foundation. Créée en 1936, il s’agit de l’une des deux fondations communautaires les plus anciennes du Canada et de la sixième en importance parmi plus de 200 à l’échelle nationale. La Victoria Foundation gère les dons de charité et crée des fonds permanents générant des revenus. Les revenus générés par ces fonds sont ensuite distribués sous forme de subventions à des fins caritatives ou éducatives. Jusqu’à présent, la Victoria Foundation a versé plus de 287 millions de dollars à des individus, des initiatives et des organisations à but non lucratif au bénéfice de communautés en Colombie-Britannique et dans le reste du Canada.


Estimation : 70 000 $ - 90 000 $ CAD

Tous les prix affichés sont en dollars canadiens


Bien que nous ayons pris soin d’assurer l’exactitude de l’information publiée, des erreurs ou omissions peuvent se produire. Toute enchère est soumise à nos modalités et conditions de vente. Les enchérisseurs doivent s’assurer qu’ils sont satisfaits de la condition du lot avant d’enchérir. Les rapports de condition sont disponibles sur demande.